Anonyme – 25 ans

Témoignages

J’ai l’impression qu’aux alentours de mes 8, 10 peut-être 12 ans, j’ai commencé à vraiment me rendre compte que je ne collais pas à l’image sociale de la femme, à l’archétype. Aujourd’hui avec le recul, mon auto-éducation et l’accompagnement de mes pères je sais que j’ai toujours su dans ma tête, dans mon corps, dans ma projection que j’ai vécu mon identité sans me conformer à l’image que ma famille ou la société projetai de moi. Ça me semble tellement évident de pas vouloir être considéré comme les femmes qui m’entourent, car je ne leur ressemble pas et je ne veux pas être traité comme les femmes le sont aujourd’hui dans la société. Je me revendique homme et je traîne majoritairement avec des mecs. Je n’ai pas découvert mon genre, j’ai juste mis des mots que ce que vivais au quotidien. Une fierté de ne pas m »être laissé dicté mon identité

J’ai l’impression qu’aux alentours de mes 8, 10 peut-être 12 ans, j’ai commencé à me rendre compte que je ne collais pas à l’image sociale de la femme. Aujourd’hui, avec le recul et l’auto-éducation, avec l’accompagnement de mon père, je sais que j’ai toujours su dans ma tête, dans mon corps, dans ma projection, dans ce à quoi je voulais correspondre, j’ai toujours vécu mon identité sans me conformer à l’image que ma famille ou la société projetait de moi. Ça me semblait tellement évident de ne pas vouloir être considérer comme les femmes qui m’entouraient car je ne leur ressemble pas et je ne veux surtout pas être traité comme les femmes le sont aujourd’hui dans la société.

Au niveau des discriminations, j’en ai subies pas mal. En gros, d’un point de vue extérieur, pour les gens au premier abord, je suis une femme donc j’ai subi des discriminations du type – pas toucher le matériel jugé dangereux pour moi – pas le droit de sortir comme je veux. D’un autre point, je me suis revendiquer homme pas mal de temps tout en trainant avec quasiment que des mecs. Du coup, j’ai subie de multiples violence verbale autour du « Non t’es pas un mec, tu n’as pas de couilles ». Je pense qu’indirectement, certaines violences physiques découlaient du non conformisme aux normes de genre. Avant même mes premiers rapports sexuels, j’étais déjà nommé et associé « pute ».D’un point de vue concret, j’ai l’impression que mon côté changeant était un super atout mais que ça a parfois été très dur à saisir de l’extérieur, ce qui m’a souvent mis dans des situations particulières. Je n’ai pas franchement découvert mon genre, j’ai juste mis des mots sur ce que je vivais au quotidien. Je suis fier de ne jamais m’être laissé dicter mon identité. Grâce à ça, j’ai appris la mécanique, la soudure, la couture et je continue de m’autoformer.

Mon rêve : Que le temps passe, que les esprits s’ouvrent, que les gens s’assument si il le souhaite, pour créer un réseau safe.

 

juillet 2020

Poster un Commentaire

avatar